GCIUS - Groupe de collaboration internationale en ingénierie de l’Université de Sherbrooke
Accueil du site Plan du site Contactez-nous

Get the Flash Player to see this player.

Accueil du site > Nouvelles > Encore plus de nouvelles du Burkina !

Encore plus de nouvelles du Burkina !

jeudi 13 mars 2008

Nous avons eu de bons commentaires après avoir écrit une première nouvelle à partir de Bobo Dioulasso (ville où nous logeons), c’est pourquoi nous continuons aujourd’hui avec la suite de notre mission d’exploration !

Poursuivons donc avec le samedi 8 mars qui était la journée internationale de la femme. Lors de notre première visite à Bama, nous avions été invités par une conseillère municipale à venir célébrer cette journée avec eux. Nous avons honoré l’invitation ce qui nous a permis d’assister aux défilés des différents groupes de femmes de la région. La photo ci-dessous montre certains des nombreux regroupements présents (environ une vingtaine).

Par la suite, des discours plus officiels furent prononcés. Les gens de la région étaient vraiment très contents de nous avoir parmi eux. Madame Karine a même été invitée à remettre le 4e prix de la course cycliste féminine qui avait lieu plus tôt dans la matinée ! Nous avons également été invités à prendre une bouchée (un beau petit morceau de poulet) et un tonic avec les personnes importantes convoquées à la fête. Cette collation symbolique était offerte et organisée par les femmes.

Nous avons profité du reste de la journée pour prendre un peu de repos bien mérité.

Dimanche matin, nous sommes retournés à Bama pour vivre leur légendaire marché du dimanche. Ce fut une sortie de famille avec monsieur Dipama, sa femme, leurs deux enfants plutôt enjouées et monsieur Guillaume. Cela nous a permis de voir comment le riz était écoulé au niveau du marché local, tel que montré sur la photo ci-dessous.

Sur la route près de Bama, nous nous sommes arrêtés pour rencontrer les tailleurs de pierre qui découpent des briques directement dans le sol rocheux à l’aide de pics. Étant donné que nous aimerions utiliser ce type de matériau dans la construction, cette visite nous a permis de voir si cela était possible au niveau de la disponibilité et du prix. Pour ce qui est du prix, chaque brique coûterait entre 40 et 60 francs CFA en fonction du prix du maïs (variant selon les saisons) et 15 francs pour le transport à dos d’âne. Sur la photo ci-dessous, le prix est négocié avec le tailleur.

Le lendemain (lundi), nous sommes allés à Toussiana, une ville à environ 30 minutes au sud de Bobo. L’idée était de visiter une autre carrière de taillage de pierre pour comparer la qualité et le prix. Pour votre information, la qualité est effectivement meilleure, cependant, le coût est plus élevé et le transport est beaucoup plus compliqué (il faudrait entre autres utiliser un camion). Sur la photo ci-dessous, le traçage des briques a été réalisé et la prochaine étape sera de les soulever avec le côté plat du pic.

Sur notre route, nous avons vu plusieurs bâtiments en pierres taillées, en voici un :

Après une courte sieste, nous sommes partis en soirée avec monsieur Lompo, le comptable du CIR-B, pour faire la tournée des distributeurs de matériaux et des quincailleries. Nous avons eu réponse à beaucoup de nos questions de prix à la quincaillerie Chez Zerbo illustrée ci-dessous avec son propriétaire.

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, les boîtes électriques sont ici en plastique et les connecteurs des prises de téléphone (en haut à droite) sont beaucoup plus gros qu’au Québec.

Mardi, nous sommes retournés à Bama, cette fois-ci pour rencontrer et discuter avec les femmes de l’Union des regroupements de femmes étuveuses de la Vallée du Kou. L’idée était de mieux comprendre leurs besoins et motivations puis de déterminer avec elles, par le biais d’un traducteur, quels étaient les éléments prioritaires. Après les premières discussions, deux éléments ressortaient : une aire de séchage et une décortiqueuse.

Par la suite, un atelier fut animé par monsieur Dipama qui réussit à avoir un bon contact avec les femmes. Au début, les femmes donnaient des idées en vrac sur ce qui devrait faire partie du centre. Elles aimèrent vraiment l’exercice et c’était visible dans leurs yeux : chacune était contente de donner son idée. Les idées furent écrites sur un grand papier et l’étape suivante consistait à hiérarchiser les idées en ordre de priorité. Au début, tout allait bien car elles étaient toutes d’accord que les deux choses les plus importantes étaient la clôture (un mur pour empêcher les animaux et la poussière d’aller sur le site) et l’aire de séchage du riz étuvé. Par la suite, nous avons eu droit à un débat entre les femmes présentes, car elles avaient de la difficulté à s’entendre sur les priorités car tout semblait essentiel. Après un peu de discussion, les idées furent classées tel qu’illustré sur la photo ci-dessous. L’exercice aura fait évoluer les idées, car la décortiqueuse qui semblait être primordiale se retrouve finalement en 8e position.

Nous voici avec le comité exécutif de l’union des femmes et le président des coopératives agricoles :

Après avoir salué tout le monde, nous sommes retournés vers Bobo, ville où se trouve le bureau du CIR-B ainsi que la villa du secteur 22 dans laquelle nous logeons. Sur notre route, nous nous sommes arrêtés pour prendre quelques photos d’un chantier de construction.

Lors de notre première rencontre avec la mairie et les femmes de Bama la semaine dernière, un journaliste du quotidien national Sidwaya nous avait accompagnés pour faire la promotion du projet. Cet article est paru dans le journal d’aujourd’hui et il relate le déroulement des rencontres ainsi que l’historique du projet, avec quelques détails erronés, mais bon… Nous allons évidemment ramener avec nous quelques copies de cette première publicité médiatique burkinabé !

Le soir venu (le soir ici commence après la sieste, c’est-à-dire en milieu d’après-midi), nous avons rencontré un spécialiste de l’énergie solaire. Il nous a d’abord fait visiter une installation hors fonction où certains morceaux avaient été enlevés… avec un peu d’imagination, c’était possible de voir que l’idée était plutôt intéressante.

Il s’agit d’une grande coupole parabolique de 9 m de diamètre couverte de miroirs qui concentre les rayons du soleil vers un foyer qui à son tour concentre les rayons vers le chaudron qui serait déposé dessus. L’installation doit être utilisée avec précaution, car la température au niveau du foyer pourrait monter jusqu’à 700°C selon les dires du représentant !!! Voici une image d’une installation similaire réalisée en Égypte.

C’est tout pour l’instant ! Une dernière nouvelle devrait être ajoutée samedi avant notre départ. Et oui, la mission tire bientôt à sa fin !

Karine et William
En mission au Burkina Faso


Dernières nouvelles Suivre la vie du site
  • 2013-02-12
  • Epic Race
  • Notre premier évènement d’envergure s’en vient. Venez y participer ! [suite]